Les conséquences
Le harcèlement sexuel viole l'intégrité physique, sociale et psychique de la victime. Celle-ci tend à se considérer comme la première fautive. Et ceci d'autant plus qu'on lui conseille d'aller voir un psychologue, plutôt que d'en référer à sa hiérarchie. Ce faisant on euphémise la relation de pouvoir caractéristique entre enseignant·e et étudiant·e.
Le tabou isole les victimes et l'analyse courante de ces pratiques tend à interpréter le harcèlement dans le cadre professionnel comme une relation privée qui aurait mal tourné.
Les victimes, notamment les femmes, ont un seuil de tolérance élevé, elles se disent qu'elles pourront tenir le coup et que c'est le tribut à payer pour réussir. Elles pensent, à raison, qu'on leur reprochera de faire beaucoup de bruit pour un problème considéré comme mineur.
Plus concrètement les conséquences peuvent être :
- difficulté à identifier ce qui arrive comme un problème (où est le seuil ?)
- la honte, la peur de ne pas être crue, la peur des réactions de l'entourage
- l'abandon d'un programme d'études (UV, diplôme, thèse, contrat de recherche...)
- retard dans la progression universitaire et/ou professionnelle
- stigmatisation, mauvaise réputation auprès des collègues
- la peur de subir des représailles
- troubles de concentration, maladies, dépression, rejet du travail intellectuel, manque d'estime de soi, perte de confiance, etc.
